Histoire

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TOPOGRAPHIE ET TOPONYMIE

Dans la face ouest du côteau de la Posterie, existe une faille d’où source un ruisseau, point de départ d’affluent de “La Marque”.

En suivant la ligne des bas-fonds, ce Ri, Riez ou “Rieux” trace une courbe qui ceinture une motte de terre, sorte de promontoire – peut être clairière – sur lequel s’établit un habitat.

Ces particularités de situation sont à l’origine du nom de la localité qui se forma le long des deux chemins parallèles, devenus nos actuelles Grand’ Rue et Petite rue.

Au flanc dudit côteau, et en surplomb de la source, s’édifia une “maison forte” dont les habitants du Mazet furent les protégés et probablement les serviteurs.

D’autre part, s’étirant en direction du sud-est, jusqu’à la ligne de partage des eaux vers la Marque ou l’Elnon, une terre, dont la pente s’infléchit vers le Sud, est bordée par un autre ruisseau. Celui-ci s’écoule au travers de “la vallée Clovin” pour rejoindre le Riez de Cobrieux dans sa boucle, prés des “Planques de Genech”. Cette terre du “Fay” a tiré son nom de la hêtraie qui la couvrait.

CHRETIENTE – SEIGNEURIE – COMMANDERIE DU TEMPLE

Dans un cartulaire des possessions de l’Abbaye de St Amand, à l’époque des invasions normandes, nous avons relevé le nom latin de “CORBERIUM” et un diplôme de Charles le Simple (arrière petit fils de Charlemagne) daté de 899, confirmant des privilèges “antérieurs” accordés à cette abbaye “sur des terres de CORBRI”, ce qui fait présumer de l’existence, auparavant, d’un lieu de culte dédié à Saint Amand.

Les X ème et XI ème siècles n’ont pas laissé de traces écrites … mais l’aménagement des marais en viviers, réalisé à une époque indéterminée, témoigne d’une organisation de travail et de l’existence d’une autorité qu’on retrouve au XII ème siècle.

Plus tard, le déclin du faire valoir direct par les féodaux et le manque d’entretien en feront … des pâturages.

— En 1128 une charte de Thierry d’Alsace, comte de Flandre, mentionne COBRIEU.

— C’est le pape Célestin II, en 1143-1144 qui donna l’église de Cobrieux à l’abbaye de Cysoing.

— En 1180 une bulle du pape Alexandre III, détaillant les possessions de cette même abbaye, renouvela cette donation.

— En 1182 et 1188, un seigneur de Cobrieux contresignait devant Evrard, évêque de Tournai, des accords réglant des différents entre l’abbaye et Jean II de Landas, seigneur de Cysoing.

Au mois de Janvier 1226, le seigneur Amaury de Cobrieux entrait dans l’ordre des Templiers, après que son épouse se fut retirée dans un couvent, et, par acte daté du 15 Août de la même année, il donnait à l’ordre des chevaliers du Temple le tiers des biens qu’il possédait, avec promesse que le reste leur appartiendrait s’ils réglaient à Robert de Gondecourt, de qui il tenait le fief de Cobrieux, une somme de 500 livres dont il était redevable.

La dette fut acquittée et des lettres d’un chanoine de l’église Saint Quentin, auxiliaire de l’évêque de Tournai, en date du 8 Septembre 1226, disent que “Amaury reconnaît s’être dessaisi de tous ses biens situés à Cobrieux et ailleurs ainsi que ses autres droits de seigneurie”.

En Janvier 1227, Rogier, châtelain de la Gouvernance de Lille “investit les chevaliers du Temple, du fief et commanderie qu’Amaury avait concédés avec le consentement de son suzerain” et la donation est confirmée par Pierre dit Villain, frère et héritier d’Amaury.

Au XIII ème siècle, plusieurs fiefs relevaient de la seigneurie

A Cobrieux

. Le fief du sec-pré, au relief d’une paire de gants blancs.

. Le fief de Bure-Manoir, près de la place, au relief d’une blanche lance.

. Le fief de la houblonnière, au sentier conduisant de l’église au bois du temple.

. Encore six autres fiefs non nommés

. et le fief Englebert, près de la motte de Cobrieux, sur Genech (les Dondaines).

Seigneurs puissants et bâtisseurs, les Templiers reconstruisirent l’église primitive. De cette construction le choeur, dont la face intérieure est en pierre blanche, subsiste encore dans l’édifice actuel, lequel est supporté toujours par des fondations d’époque romane.

Sur leur domaine, à l’emplacement supposé de l’ancienne “Maison seigneuriale”, ils érigèrent le “Donjon” situé au levant du chemin menant à la Posterie et les dépendances et basse-cour qui lui faisaient face, au couchant.

Quelques noms de chevaliers ayant résidé à Cobrieux ont été retrouvés ;

. Frère Alexandre en 1251

. Frère Allard Andefer en 1257

. Jean d’Estrée et frère Libers en 1270 et 1271

. Frère Guy de Noeux était seigneur à Cobrieux au moment de la dissolution de l’ordre par Philippe le Bel.

COMMANDERIE DES HOSPITALIERS DE SAINT JEAN DE JERUSALEM

L’ordre des Templiers ayant été supprimé en 1312, ses possessions furent données aux Hospitaliers de Saint Jean, appelés aussi plus tard “Chevaliers de Malte”.

En 1341, le commandeur de cet ordre fixé déjà à Haute-Avesne, prés d’Arras, groupa sous son autorité les biens du Temple situés en Artois et en Flandre.

Le domaine de Cobrieux s’accrut par la suite de donations diverses et “la présence des chevaliers les plus honnêtes de la chrétienté” eut pour résultat positif, en faveur du peuple, “une protection puissante et respectée, ce qui permit la mise en valeur des terres situées hors d’eau par le défrichement de bois”.

Ce texte non daté, peut être rapproché de la période d’occupation effective de la commanderie par les chevaliers.

Un chercheur nous a laissé les noms de tous les commandeurs qui se sont succédés à Haute-Avesne. L’un d’eux, “Emmery d’Amboise”, commandeur depuis 1483, fit don à l’église de Cobrieux d’un calice de grande valeur (existe toujours) avant de partir pour l’île de Rhodes qu’il avait été chargé de défendre en 1503. Il fut élu Maître de l’ordre cinq ans plus tard.

A partir de cette époque, les séjours des Seigneurs-Commandeurs devinrent intermittents. La gestion de leurs biens en Pévèle fut confiée au censier qui exploitait la ferme et qui était en même temps Bailli ou représentant pour les autres biens de la seigneurerie et de la communauté paroissiale.

De 1549-1550 un écrit mentionne : “Le commandeur de Haute-Avesne occupe sa maison de Cobrieux …. contenant 15 bonniers et 10 cents de terre (1 bonnier = env 1,4 hectare) … est indiquée aussi la Cense du Fay, et ailleurs la cense du commandeur avec le moulin”. Il s’agissait de Louis de Créquy. La charge lui donnait pouvoir de haute, moyenne et basse justice sur la seigneurie.

Du 10 Novembre 1593, nous avons un texte de Monseigneur de Haute-Avesne et de Cobrieux, qui a été lu en public après messe au pied du “chimentière” et qui précise le montant des droits de relief dûs à l’occasion de “vente, don ou échange” … et encore un montant différent “pour le relief à la mort” par les héritiers, tarifs applicables à “hommes de fief, cottiers ou tenanciers”.

Ce texte indique, en préambule, que la seigneurie de Cobrieux était tenue en fief directement de “notre sire le Roy” et le seigneur du moment était Hubert de Ferret de Montereau.

En 1601, le censier-fermier de la terre et seigneurie, Adrien de Ladriève, est “membre dépendant de la commanderie” et il a gérance également sur des fiefs situés en d’autres lieux voisins : Le Plumont, Bourghielle, Genech, Pottery, Avelin, Hostel, Anstain, Templeuve etc…

L’ensemble des propriétés de la seigneurie comprenait alors 94 Bonniers, soit 130 hectares et il comptait plus de 160 hommes “cottiers ou tenanciers”.

En accord avec le supérieur de l’abbaye de Cysoing, lequel avait abandonné ses droits sur cette église “trop pauvre”, le commandeur était aussi patron et décimateur (droit de dîme) sur la paroisse. En contrepartie, il devait subvenir aux besoins du culte et à l’entretien de l’édifice, et “dans le courant du XVII ème siècle le transept, au midi de l’église, fut restauré”. La banc de communion est du début du siècle suivant.

En 1770 la nef de l’église fut reconstruite, un “banc seigneuirial portant les armoiries de François de la Rue”, qui était commandeur du moment, en témoigne toujours au bas-côté gauche du choeur.

La stalle qui lui fait face, le confessionnal et la chaire sont également de ce temps là.

A cette même époque, 1770, et par le même personnage, fut reconstruite “la ferme du temple” que nous connaissons encore dans ses parties principales … Mais il n était plus fait mention de “donjon” disparu depuis longtemps.

Vingt ans plus tard, 1790, ce même François de la rue sera cité en tant que “ci-devant propriétaire” de biens ecclésiastiques, objet d’un recensement.

ELEMENTS DE VIE LOCALE AU XVIII ème SIECLE

Le pouvoir qui appartenait en droit à un seigneur ou à un commandeur ecclésiastique non résident la plupart du temps, était souvent assuré par des intermédiaires nommés.

Ce collège comprenait le Bailli, son lieutenant et des échevins, communément appelés “gens de lois”, toutes charges déléguées à des “hommes de fiefs”.

Les assemblées se tenaient en public et donnaient lieu à des débats très animés. Le curé participait aux délibérations concernant l’administration des seuls biens de l’église. Un greffier-comptable fonctionnait pour de multiples villages. Des sergents (gardes) assuraient l’ordre et la publication des annonces et des ordonnances. Les décisions étaient affichées au tableau “bertèque” et criées à la sortie des messes “trois dimanches de suite” pour les illétrés.

Extrait d’une délibération d’époque :

“…. Le 6 Septembre 1748, les baillis gens de lois et pasteur de l’église de Cobrieux ont accepté une requête présentée par Robert Jean Dehaut, sergent et laboureur dans ce village, à l’effet de transformer un fermage de 6 livres l’an, en une rente de 9 livres pendant cent ans ! … ce qui le rendrait propriétaire d’une terre de 2 cents et demi et … qui serait plus avantageux pour l’église actuellement dépourvue de ressources”.

L’accord des administrateurs avait dû être approuvé par “la gouvernance et souverain baillage de Lille”, appareil administratif dont dépendait Cobrieux.

Un certain nombre de documents qui nous sont parvenus d’un greffier consciencieux, méritent une mention :

. De 1730 et 1739 : Des écrits relatifs à des passations d’héritages (fiefs)

. de 1741 et 1743 : Les effectifs nominatifs et les tours de garde d’une milice chargée de protéger les récoltes (années de disette)

. De 1745 et 1746 : Un état détaillé du contenu territorial de la paroisse “tant en labours, bois, prairies et verges” fait ressortir … qu’un défrichement supplémentaire de 50 hectares de bois a été opéré depuis : bois de Launay et dérodés de Notre Dame, entre autres.

. De 1749 : Détails et assiette d’une “taille” dont étaient exemptés les biens des nobles et ecclésiastiques … (signé Vandersippe, bailli)

. De 1750 : Enfin, un état des valets, servantes et domestiques dans le village.

On remarquera que toute l’activité des habitants était centrée sur le travail de la terre. Dans tous les foyers, quelle qu’en soit l’aisance, on tirait de ses propres produits l’essentiel de la subsistance, comme en témoigne, entre autre, le document ci-après :

Le 23 Décembre 1770 eut lieu un dénombrement de tous les bestiaux à cornes, tant vaches que taureaux du village (élèves et autres animaux exclus) … Dans l’état dressé par le lieutenant et gens de loy soussignés, on relève les noms de 54 propriétaires ayant de une jusqu’à huit bêtes pour le censier du Fay et 12 pour celui du temple.

Nous avons encore la relation des démêlés et des démarches qui ont abouti en 1779 à la reconstruction de la “maison du clerc” (presbytère). L’affaire avait été engagée à l’initiative du lieutenant et gens de loy et débattue en public … Longuement et finalement adjugée “au moins offrant” et confiée au charpentier du village … après publication dans les villages des environs…

Il s’agissait d’un immeuble – aujourd’hui disparu – dont la composition “trois places” dont une cuisine, une grande chambre et une coupée en deux, avec une cheminée double, en briques, murs en bois et argile (torchis), couverture en paille et pannes …donne une idée de la pauvreté de l’habitat ordinaire de ce temps.

Les quittances du 27 Juin 1780 sont signées Lemerre, censier du temple et lieutenant. Pour couvrir ces dépenses une taxe supplémentaire avait été décidée par “la loy”.

L’administration des biens des pauvres avait déjà sa comptabilité particulière : Un relevé établi en 1796 fait état de “rendages en retard” – sans doute non réclamés en cette époque troublée – pour les sept années précédentes. La surface totale était de 42 cents de terre. Les parcelles étaient louées à 13 occupants. Ces “biens” comprenaient aussi quatre maisons (trois petite rue, une rue de clovin). Les maisons ont disparu, mais les surfaces appartiennent toujours au bureau d’aide sociale : En ce temps là, les pauvres assistés étaient une vingtaine.

SEIGNEURIE DU FAY

A l’intérieur des limites de la paroisse existait une seigneurie de moindre importance “Le Fay” dépendant du marquisat de Bouvignies et de la gouvernance de Douai.

. En 1443 Jean du Fay possédait sur Cysoing touchant à Gruson le “fief des cinq quartiers”, il le tenait de son père Jean.

. En 1455 il était propriétaire aussi, sur le même terrier, du “fief de un bonnier et demi”, à l’angle des chemins de Gruson et de Baisieux.

. En 1497 le bailli du Fay s’appelait Eloi Mullier. Il était témoin à un acte de donation. Mais en 1550, la cense du Fay était signalée appartenant à la commanderie.

. En 1674, Denis-François de Madre, tenant du fief de Beaufremez, au terrier de Cysoing, et prévot de la ville depuis 1666, acquit la seigneurie du Fay à Cobrieux. Il y mourut le 10 Juin 1714.

Son fils, Garpard François de Madre, également prévot de la ville de Cysoing devenu seigneur du Fay et de Beaufremez est décédé à Cobrieux le 17 octobre 1735.

Ensuite, à défaut de descendant masculin, l’héritage, transmis par les femmes – épouses de Bassecourt, puis de La Grange – échoira à une arrière petite fille, Marie Cécile de la Grange, laquelle, née en 1773, épousera en 1801 Louis Joseph de Mortagnes, Baron de Landas. Ceux-ci n’auront pas d’enfant et moururent respectivement en 1810 et 1833.

La propriété passera alors à un demi frère, le Baron Aimé Loy de la Grange, fils du précédent nommé et de sa seconde épouse.

Le château sera occupé à partir de 1837 par ses descendants : De la Grange Auguste, et après lui le baron Fernand de la Grange auquel sont rattachés les actuels châtelains du Fay.

LA CENSE DE NOTRE DAME OU CENSE DE COBRIEUX

Située à l’extrémité sud-est du territoire de la paroisse, cette cense ne relevait pas des seigneuries précédentes. Elle appartenait de plein droit à la cathédrale de Tournai.

Au siècle dernier, le chemin qui relie le Fay à cette propriété s’appelait encore “allée du chapitre”.

Les bâtiments de la ferme actuelle sont marqués du XVIII ème siècle et ses habitants continuent une lignée de cette époque.

AUTRES RELIQUES PROFANES

Disons qu’il existe aussi, rue de Convelin, un “tumulus” qui garde toujours on ne sait quel mystère !

Du XVIII ème siècle encore, il reste une ferme au n° 50 Grand rue … Et le rez de chaussée de “la maison commune” dont une salle servit aux réunions de “la loi” et ensuite au conseil municipal jusqu’en 1945.

Dans aucun des écrits anciens nous n’avons retrouvé de nom commun aux habitants du village. Mais la tradition orale nous a transmis celui de COBERLOS, dont l’expression en français serait COBERLOIS.

PERIODE REVOLUTIONNAIRE

Du 12 Juin 1790, nous gardons un registre des gardes nationaux qui porte 31 noms d’inscrits et 16 signatures.

Un autre rapport, daté du 31 Août de la même année, dit que le nombre de volontaires de la garde était de 70 et qu’ils se plaignaient de ne disposer … que de 6 fusils depuis 1789 !! (on ne sait s’ils eurent à s’en servir).

L’institution des communes avec maire et officiers municipaux, la création des cantons (au départ, Cobrieux dépendait de Templeuve), des districts (arrondissements) et des départements, codifia la nouvelle administration.

Dés 1791, les registres d’état civil ont été remis aux maires pour l’enregistrement des actes à partir de l’année suivante.

A cette époque également, à la demande du district de Lille, le greffier communal a établi un état estimatif des biens et revenus possédés sur le territoire de la municipalité de Cobrieux par les curés, chapelains et tous autres “bénéficiaires” de biens ecclésiastiques :

1) Tant en terre, bois, prés, etc .. Les chevaliers de Malte possédaient 53 mesures.

2) Le chapitre de l’église cathédrale N.D de Tournai, en terres et corps de ferme, 52 mesures.

3) La maison des augustins de Tournai en terre, 6 mesures.

4) L’abbaye de Cysoing, 1 bonnier (4 mesures).

5) La cure de Cobrieux, 4 mesures.

… Ces opérations allaient avoir des lendemains …

En 1792, les terres de la commanderie furent divisées et vendues à des particuliers ; Le fermier du Temple, François-Jean Lemerre acheta les bâtiments et 4 bonniers.

Le 20 Février 1793, les terres de l’église furent vendues aux enchères et achetées par divers laboureurs et particuliers.

Les autres biens recensés changèrent également de propriétaire.

Le presbytère, vendu à un étranger, ne fut racheté par la commune que sous l’empire.

NOBLES EMIGRES

Une note, trouvée en mairie, concernant les biens d’émigrés, ne porte qu’un seul nom – mal identifié – et pour une terre de peu d’importance.

MAIRIE

M.J RAS fut maire de Cobrieux jusqu’à la création de l’empire.

EGLISE

De 1792 à 1802, il n’y eut plus de curé résidant à Cobrieux, la paroisse ayant été rattachée à celle de Genech par une décision du district de Lille du 18 Juin 1791.

L’ancien curé fut proscrit, mais le prêtre constitutionnel desservant ayant été mal accueilli, l’église fut fermée en 1797 puis vendue le 5 pluviôse an VII (29 janvier 1799) au citoyen Desoubry de Lille … et rendue au culte en 1802.

APAISEMENT

L’application des changements fondamentaux apportés par la révolution se fit ensuite … à partir de l’existant ! confirmant, en fait, les privilèges des propriétaires, petits et grands, bénéficiaires – entre autres choses – de l’abolition du droit de relief à l’héritage, et de l’instauration du droit de vote.

Au plan social, la disparition du seigneur traditionnel (le commandeur du temple) mit en évidence le châtelain du Fay, qui fut le premier maire élu, en 1805.

LES TEMPS MODERNES

La construction de la première école à Cobrieux, destinée aux garçons, fut réalisée sous l’empire (après 1845).

Les filles attendirent le fin du siècle (XIX ème) pour quitter leur asile provisoire (une dépendance de la ferme grand rue) et occuper de nouveaux locaux petite rue.

LA DELIMITATION DU TERRITOIRE

Elle fut réalisée en 1823, dans sa forme actuelle, par le géomètre en chef du cadastre du département.

Avaient participé aux opérations à titre d’indicateurs :

. Monsieur de Mortagne, Maire de Cobrieux. Messieurs Louis-Joseph Wauquier, adjoint, Jean-Louis Herbaut et Jean-Baptiste Grulois.

. Ainsi que les maires et indicateurs désignés par les communes limitrophes pour constater sur place cette démarcation définitive.

CHEMINS

Le réseau routier fut profondément amélioré dans les décennies qui suivirent.

Les plus utilisés de nos chemins furent classés en départemental et en vicinaux et leurs chaussées furent pavées entre 1840 et 1890.

EGLISE

Signalons encore qu’en 1875 avec la collaboration de la commune, un curé introduisit à l’église le maître-autel du XVIII ème siècle, provenant du prieuré de Biastre et qu’on lui doit aussi la tribune, les fonds baptismaux “en bois” et l’incrustation dans les murs extérieurs de l’édifice de plusieurs plaques mortuaires d’anciens curés.

Les vitraux du choeur sont également de ce temps là … Ce qui explique la présence du blason d’un baron de la Grange qui était alors maire du village.

COUP D’OEIL SUR L’EVOLUTION

Au cours du XIX ème siècle, le développement industriel, qui se généralisait, procura à nos villageois un travail diversifié … avec la possibilité de tisser la toile “sur métiers” à domicile.

Des ateliers s’installèrent également dans les bâtiments de fermes importantes qui eurent leur “fabriques” notamment à la ferme du temple et à celle de Grulois sur la place. Celle-ci abrita aussi une “brasserie” avant d’être transformée en logements.

Au recensement de 1851, le nombre des habitants atteignit 471 pour retomber au plus bas à 262 à la fin de la seconde guerre mondiale et amorcer depuis une remontée : 338 habitants en 1982, 461 habitants en 1990.

Les faits marquants de ce XX ème siècle sont encore dans les mémoires et n’ont pas à être rappelés ici.

Une seule exception pour saluer la mémoire des 15 soldats, enfants du pays, qui sont morts au cours des guerres de 1914-1918 et 1939-1945.

Leur patriotisme, et leur générosité dans son expression, étaient aussi … d’un autre temps.

A. CRINQUETTE

LES MAIRES DE COBRIEUX

M.J RAS 1792 1805

DE MORTAGNE Louis -Joseph 1805 1833

WAUCQUIER Louis-Joseph 1833 1838

DE LA GRANGE Auguste 1838 1860

CARPENTIER Alexandre 1860 1870

DEHAUT Valérien 1870 1871

DE LA GRANGE Fernand 1871 1879

GRULOIS Charles 1879 1884

DE LA GRANGE Fernand 1884 1896

GRULOIS Charles 1896 1898

BROUTIN Charles 1898 1900

WARTEL Jean-Baptiste 1900 1908

REMPTEAUX Albert 1908 1913

LARUELLE Louis 1913 1916

REMPTEAUX Albert 1916 1919

LONGUEPEE Henri 1919 1940

PREVOST Charles 1940 1945

DELABY Henri 1945 1959

CRINQUETTE Aimé 1959 1983

ENGELBIENNE Raoul 1983 1986

LEROY Aimé 1986 1995

ABELE Yves 1995 2001

DUBORPER Christel 2001 2008

REMPTEAUX Ludovic 2008 2012

DELATTRE Jean 2013